Le carcan qui tient le cinéma local ne lâche d’un iota. Le secteur du cinéma vit une période sombre. Les films non vendus, l’investissement à perte, le piratage des œuvres, l’absence des producteurs et diffuseurs sont les principaux indicateurs laissant croire à une évolution à demi-teinte. Pourtant, le cinéma est l’un domaine Contribuant au développement d’une entité.
Un décollage raté pour le cinéma
Le secteur de la culture au pays est l’un de domaine dont les politiques n’accordent pas une mention spéciale. Dans un environnement où l’Etat alloue une subvention insignifiante, aucune politique culturelle claire n’encadre ce domaine.
A Bukavu, le cinéma est orphelin. Cette discipline ne bénéficie d’aucun accompagnement, déclare le réalisateur Revocatus Namegabe.
« Tout ce que nous pouvons faire sans l’accompagnement du gouvernement c’est en vain. Les films Bukaviens ne sont pas encore connus. Face à une irrégularité productive, des films étrangers imposent leur suprématie », précise t il
Des films rétribuent dérisoirement
Les Artistes ne tarissent pas d’idées afin d’écrire des films. Ces projets ne peuvent aboutir qu’avec des moyens conséquents. Cependant, la crainte d’investir dans un secteur qui rétribue pas efficacement semble gagner les cœurs des plusieurs acteurs de la culture.
« Les artistes dépensent leurs moyens, leurs énergies mais en retour ils ne gagnent rien. Nous faisons le cinéma par nos moyens. Et quand, les films ne sont pas achetés, ça décourage ceux qui investissent » explique ce réalisateur.
Le paysage du cinéma Bukavien éprouve d’énormes difficultés suite à l’inexistence d’une volonté manifeste d’appuyer les films locaux. C’est ici l’occasion d’inviter les partenaires soucieux du cinéma d’apporter leur appui à l’éclosion des films locaux. Des mesures comme l’exclusivité de diffusion des films locaux sur les chaines locales sont des voies à explorer.
Christian Buzangu